Il se faisait buée de l'attention, il détournait le souffle d'admiration,
Sa conscience est un grand feu, c'est futile... mais ça brille un peu.
Son âme se reflète alors comme le ferait le clair de lune,
Sur le miroir de l'océan.
Dans les profondeurs de l'eau et du mystère, les pensées noyées,
S'écumants comme les vagues sur le rivage...
En dentelles d'écume, sombres et éternelles.
Puis vient la nuit, et à voir que les étoiles brillent,
Il peut refaire alors, pour quelques instants, un monde en bleu...
Avec parfois le coeur au bord des yeux.
Cette façon d'être heureux, de se trouver à nouveau deux.
Et moi, insolent de certitudes, avec tous ces mots qui dansent au bout de moi.
Tel un émigrant, vêtu d'aurores boréales, à la candeur du soleil,
Se dessine toujours mon ombre.
Toujours brûle en moi la passion... et mon coeur volcan,
Dans ces méandres la porte, à travers veines en fusion.
Je te rencontre dans ma forêt de reflets.
Le doigt larme de mes larmes crispe l'instant, auréolé de pensées humides.
Tremblements de paupières articulés, du livre de ma vie aux fils d'or calcinés.
J'aime quand vient enfin le soir, cheminant à la croisée du jour et de l'espoir.
C'est comme un exil à mon humeur... à mon amour,
Comme une étoile noyée dans la marre de mon ciel.
Mon amour d'astre dans la prunelle de mes nuits...
C'est enfin mes rêves éparpillés dans tes yeux immenses,
Et en parler comme si c'étaient les miens...
Possible en apparence, mais les mots manquent...
Devant tant, mais tant d'élégance.